LA PASTORALE MAUREL EST DONNEE
AU CERCLE SAINT MICHEL DEPUIS 1876
LA PASTORALE MAUREL A UNE BELLE HISTOIRE
Pour beaucoup de chrétiens de tradition provençale, Dieu est imaginé comme une personne physique, comme quelqu’un d’ici et Jésus a dû naître quelque part dans la région ; ainsi s’explique aisément la tradition des crèches dans lesquelles est représenté l’enfant Jésus adoré par les gens du crû exerçant des métiers bien de chez nous. Bientôt les santons d’argiles se sont animés, il n’en fallait pas plus pour que naissent les Pastorales Provençales, représentations vivantes de nos crèches.
Une Pastorale est une œuvre qui met en scène les habitants d’une bourgade rurale, mais en l’occurrence ces personnages vont évoluer autour du thème de la nativité de Jésus. Dans les représentations des mystères du moyen-âge, la nativité était le sujet le plus fréquemment utilisé mais si quelques entorses à l’évangile étaient admises, l’ensemble de la pièce restait assez proche des textes sacrés. Le XIXème siècle a vu écrire des œuvres pour lesquelles les auteurs ont pris beaucoup plus de liberté, le résumé qui va suivre le prouvera.
Celle qui a été de très loin la plus représentée est la Pastorale Maurel. Elle a été créée en 1844 au Cercle d’Ouvriers de la rue Nau à Marseille, dont Antoine Maurel, ouvrier-miroitier, était membre. Depuis lors son succès n’a cessé de grandir ; elle est devenue le type classique de toutes les Pastorales, ses principaux personnages ayant été plagiés par la plupart des auteurs.
La troupe du Cercle saint-Michel de Fuveau la joue depuis 1876 plusieurs fois par an, dans sa salle de théâtre construite par l’abbé Issalène, et depuis environ 40 ans de nombreuses salles de la région où elle est demandée chaque hiver. Une telle constance à contribué à en faire l’une des troupes locales les plus connues et appréciées de la région.
Dans l’historique la salle du Cercle Saint Michel
A BANON, dans le gymnase transformé en salle de théâtre
